par
xinhua
L'économie de la région du Marché commun de l'Afrique australe et de l'est (COMESA) se trouve en danger face à des défis critiques tels que la crise du capital humain, les conflits politiques et militaires ainsi qu'un lourd fardeau de la dette extérieure, a averti le quotidien malgache "Midi".
D'après ce journal, bien que la population de cette région soit à majorité jeune, elle souffre de l'insuffisance de ressources humaines qualifiées. Le fléau du sida, ajouté à l'indigence des infrastructures scolaires, et la fuite du capital humain ou des
cerveaux font empirer la situation.
Entre 1960 et 1975, quelque 27 000 Africains forts et qualifiés ont quitté le continent pour l'Occident. Entre 1975 et 1984, ce chiffre est passé à 40 000, et il a presque doublé en 1987, ce qui représente 30% de la main-d'oeuvre très qualifiée. L'Afrique a ainsi perdu 60 000 professionnels (docteurs, professeurs d'université, ingénieurs...) entre 1985 et 1990. Et depuis, elle en perd en moyenne 20 000 par an.
Par ailleurs, dans la région du COMESA d'aujourd'hui, la paix reste très fragile et les conflits armés menacent d'éroder les gains modestes réalisés grâce aux réformes politiques et é conomiques. Le développement économique et humain est impossible dans un climat d'insécurité, d'instabilité et de guerre. Les conflits patents dans la Corne de l'Afrique et les Grands Lacs se poursuivent et constituent une menace directe au COMESA en tant que bloc économique.
En outre, la région est l'une des plus endettées au monde. Les effets du fardeau de la dette sont dévastateurs pour les économies
des pays du COMESA, et la possibilité de sortir de ce cercle vicieux semble virtuellement irréalisable, selon le journal malgache.
Le COMESA regroupe 21 pays africains, à savoir Angola, Burundi,
Comores, Congo-Kinshasa, Djibouti, Egypte, Erythrée, Etiopie, kenya, Madagascar, Malawi, Maurice, Namibie, Rwanda, Seychelles, Soudan, Swaziland, Tanzanie, Ouganda, Zambie et Zimbabwe. Il ccupe une superficie de 12 millions de km carrés et compte 390 millions d'habitants, dont la moitié vit en-dessous du seuil de pauvreté avec moins d'un dollar par jour.